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  • Eleanora suite : a woman's love and life

     

     

    Jean-Marc Foltz        Clarinettes

    Régis Huby               Violon

    Claudia Solal             Voix

     

     

     

     

    CD+ un livret illustré inédit de 40pages :

    Pochette et Illustrations originales

     d'Emmanuel Guibert

     

     

    Des nombreuses chanteuses qui tournaient en boucle sur la platine vinyle de mon père, Billie Holiday est celle qui m’a touché en plein coeur, marquant profondément ma quête d’un chant expressif et singulier. Je rêvais de jouer avec cette idole, dans la peau de Lester Young: « il joue comme elle chante, elle chante comme il joue... ».

    Plus tard, le cycle de Lieder romantiques Frauenliebe und Leben – qui raconte, à la première personne, huit épisodes de la vie d’une femme – m’a rappelé la chanteuse que j’admirais et sa façon d'interpeller l’auditeur en créant un personnage dont la vie et les chansons se confondent. J’ai alors commencé à imaginer un hommage à Billie Holiday avec cette œuvre de Schumann en filigrane.

    Si l'héroïne de ce dernier est vouée à un parcours linéaire et idyllique dans lequel la souffrance n'intervient qu'avec la perte de l'être aimé, Eleanora Suite raconte une autre histoire: le destin déchirant de Billie, qui résonne en moi comme une extraordinaire leçon de résilience.

    J’entendais une musique instrumentale épurée et narrative, associant ma clarinette au violon de Régis Huby autour de textes choisis ; pour prêter une voix aux paroles de mon héroïne, j’ai invité Claudia Solal à un travail de lecture évoluant imperceptiblement du récit vers le chant.

    Ce chant qui m’avait bouleversé chez Billie est revenu me mordre l'âme, il y a quelques années, lors d’un concert de Linda Sharrock organisé par Philippe Ghielmetti au Sunside. Je projetais d’enregistrer avec elle et Stéphan Oliva mais ce disque ne verra jamais le jour ; cette autre Billie, pourtant si proche, s’est dérobée à son tour...

    Eleanora Suite est mon hommage à Billie Holiday. Je l’entends comme une rêverie d’une grande tendresse et d’une respectueuse pudeur. Je dédie ce disque à Linda Sharrock.

     

     Jean-Marc Foltz

    1 - CHAPTER I

    Schumman's song (from Frauenliebe und leben op.42, Schumann)

    Somebody's on my mind (lyrics : Holiday / Herzog)

    Eleanora (Foltz / Huby)

     

    2 – CHAPTER II

    Now baby or never

    (lyrics : Holiday) / Make up your mind (Foltz / Huby)

     

    3 –  CHAPTER III

    As evidence  (Foltz / Huby)

    My man ( Charles / Pollack / Williametz / Yvain)

    Billie's blues ( Ilove my man)  (lyrics : Holiday) /  Ain't good looking (Foltz)

     

    4 – CHAPTER IV

    (In my) Solitude (Delange / Mills / Ellington)

     

    5 – CHAPTER V

    Schumann's song

    Don't explain (Holiday / Herzog)

     

    6 – CHAPTER VI

    A letter to Lester ( Foltz / Huby)

    God bless the child (Holiday / Herzog)

     

    7 – CHAPTER VII

    A letter to her ( Foltz / Huby)

    Lady sings the blues (Holiday / Nichols)

     

    8 – CHAPTER VIII

    Trav'lin' light (Young / Mundi / Mercer)

     

     

     

    Enregistrement, mixage mastering en 2013 ;  Studios La Buissonne  , Gérard de Haro et Nicolas Baillard

    Production et direction artistique, Jean-Marc Foltz

     

    Une production Vision Fugitive

    Distribution Harmonia Mundi

     

    Egalement disponible en LP collector.

  • Jean-Marc Foltz

    Etre né dans une région frontalière prédispose-t-il au décloisonnement des oreilles? Grandi entre répertoire symphonique, musique vocale et orchestres de swing,

    Jean-Marc Foltz négocie ensuite de fructueux zigzags, favorisé par une curiosité aiguisée et des rencontres opportunes qui font de lui un clarinettiste majeur et des plus atypiques en ce début de siècle. Rompu à l’interprétation classique, vite attiré par la musique contemporaine, il intègre dès 1988 les ensembles Accroche Note, Musikfabrik, InterContemporain ou United Instruments of Lucillin (France, Allemagne, Luxembourg : le tropisme transfrontalier ?) qui l’aident à creuser la relation instrumentiste-compositeur et à approfondir sa connaissance des langages.

    Ouvert à la diversité des « familles » du jazz, il noue à partir de 2000 de solides liens avec Claude Tchamitchian (Grand Lousadzak), Bill Carrothers (Armistice Band, Playday, To The Moon), Armand Angster et Sylvain Kassap (Trio de Clarinettes) et surtout Stéphan Oliva et Bruno Chevillon, complices et amis en duo ou trio…

    Polyglotte, Jean-Marc Foltz possède un « bagage » de voyageur insatiable. Raison de plus pour aller vers les musiciens traditionnels Araïk Bartikian et Keyvan Chemirani, le théâtre avec Hannah Schygulla, accompagner la harpiste Anja Linder, développer ses propres compositions ou imaginer avec Stéphan Oliva « Visions Fugitives », nouveau programme en duo …

    Suite logique de cette pratique des musiques vives: la création « en trio », à l’initiative de Philippe Mouratoglou et avec Philippe Ghielmetti, de Vision Fugitive, label ouvert et éclectique.

     

    Thierry Quénum

     

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