• WILD   BEASTS

     ﷯Jean-Marc Foltz clarinettes Philippe Mouratoglou guitares Sebastien Boisseau contrebasse Christophe Marguet Batterie CD / DOWNLOAD Enregistré au Studio LA BUISSONNE en 2018 par Gérard de Haro Pochette Emmanuel GUIBERT Livret Nicolas Bruant Production Label Vision Fugitive Distribution Autre distribution

     

    Jean-Marc FOLTZ :  WILD BEASTS

     

     

    Ce sont quatre musiciens que j'admire, et même devrais-je dire, que je révère. Chacun d'eux révèle, en plus d'un considérable talent, un modèle d'intégrité artistique. Aussi serais-je partial mais aussi, je l'espère, honnête. Quand on m'informa du projet, mon regard se porta dès l'abord sur les photographies qui inspirent cette musique. Saisissantes images de la beauté en mouvement, symbiose de la nature animale saisie par la nature humaine (encore que, dans ces deux expressions, le mot nature diverge de sens : la nature humaine étant d'abord -hélas ?- culture....). Je craignais, dois-je l'avouer, une musique illustrative. Ou alors, moindre mal, une musique à programme. Divine surprise, quand enfin je découvre la musique, c'est la vie même qui saute à mes oreilles étonnées, et conquises. Les titres sont autant de portes, non vers le commentaire de l'image (laquelle se suffit -Ô combien !- à elle-même), mais vers la vie même. En citant Belmondo pastichant Michel Simon dans Pierrot le Fou, j'écrirai «Ne plus décrire la vie des gens [ici les animaux] mais seulement la vie, la vie toute seule, ce qu'il y a entre les gens, l'espace, le son et les couleurs. Il faudrait  arriver à ça. Joyce a essayé, mais on doit pouvoir... POUVOIR, faire mieux». Les photos sont en noir et blanc mais c'est peut-être précisément la vraie couleur de la vie quand l'art s'en saisit. La photographie ne capture pas le mouvement, ni même l'immobilité. Elle saisit l'instant, peut-être même l'idée de l'instant. On connaît la controverse : la musique ne serait pas un langage, en cela qu'elle n'exprime pas un sens. Sans doute. Mais cette musique, comme les photographies auxquelles elle se réfère, nous dit l'indicible. Écoutez, regardez ; regardez, écoutez : le bonheur est au bout du chemin !

     

    Xavier Prévost

     

     

     

     TRACK LIST

    COMPOSITIONS DE JEAN-MARC FOLTZ

     

     

    1 RUN TO LIVE

     

    2 CROC

     

    3 BETTY DEVIL

     

    4 LIONS DIE ALONE

     

    5 PEACEFUL MAJESTY

     

    6 HIPPOPOTORGANUM MAGNUM

     

    7 FROM BEAR TO FOX

     

    8 MONKEY RAG SUITE

     

  • Jean-Marc Foltz

     

    Etre né dans une région frontalière prédispose-t-il au décloisonnement des oreilles? Grandi entre répertoire symphonique, musique vocale et orchestres de swing, Jean-Marc Foltz négocie ensuite de fructueux zigzags, favorisé par une curiosité aiguisée et des rencontres opportunes qui font de lui un clarinettiste majeur et des plus atypiques en ce début de siècle.

     

    Rompu à l’interprétation classique, vite attiré par la musique contemporaine, il intègre dès 1988 les ensembles Accroche Note, Musikfabrik, InterContemporain ou United Instruments of Lucillin (France, Allemagne, Luxembourg : le tropisme transfrontalier ?) qui l’aident à creuser la relation instrumentiste-compositeur et à approfondir sa connaissance des langages.

     

    Ouvert à la diversité des « familles » du jazz, il noue à partir de 2000 de solides liens avec Claude Tchamitchian (Grand Lousadzak), Bill Carrothers (Armistice Band, Playday, To The Moon), Armand Angster et Sylvain Kassap (Trio de Clarinettes) et surtout Stéphan Oliva et Bruno Chevillon, complices et amis en duo ou trio… Polyglotte, Jean-Marc Foltz possède un « bagage » de voyageur insatiable. Raison de plus pour aller vers les musiciens traditionnels Araïk Bartikian et Keyvan Chemirani, le théâtre avec Hannah Schygulla, accompagner la harpiste Anja Linder, développer ses propres compositions ou imaginer avec Stéphan Oliva « Visions Fugitives », nouveau programme en duo …

     

    Suite logique de cette pratique des musiques vives: la création « en trio », à l’initiative de Philippe Mouratoglou et avec Philippe Ghielmetti, de Vision Fugitive, label ouvert et éclectique.

     

    Thierry Quénum

  • Philippe Mouratoglou

     

    Depuis les années soixante, les guitaristes courent les rues. Les guitaristes classiques de façon plus discrète, quoiqu’en nombre conséquent… Quant à ceux qui — partant d’une formation classique — se sont ouverts avec bonheur aux versions folk et électrique de l’instrument comme à l’abondante diversité de musiques qu’elles permettent de pratiquer, on les compte sur les doigts d’une main.

     

     Autant dire que Philippe Mouratoglou est un oiseau rare au pays des six-cordes, d’autant qu’il improvise aussi, et ajoute parfois à son instrument sa voix ou celle d’une soprano : Ariane Wohlhuter.

     

     Formé par Pablo Marquez, Wim Hoogewerf et Roland Dyens, Philippe Mouratoglou a vite éprouvé le besoin d’étendre sa palette expressive et son répertoire : de la Renaissance à la musique contemporaine en passant par la musique traditionnelle, du blues de Robert Johnson — revisité de façon personnelle et inspirée en compagnie des clarinettes de Jean-Marc Foltz et de la contrebasse de Bruno Chevillon — à un dialogue avec la guitare flamenca de Pedro Soler autour d’Isaac Albeniz. Rien d’étonnant, donc, à ce que son trio « So full of shapes… » joue aussi bien John Dowland que Benjamin Britten, ni à ce que son disque « O Gloriosa Domina » paru en 2005 couvre cinq siècles de musique.

     

     Rien d’étonnant, enfin, à ce que Philippe Mouratoglou ait invité Jean-Marc Foltz et le producteur Philippe Ghielmetti à créer Vision Fugitive, un nouveau label qui apporte une bouffée d’air frais dans un monde musical souvent bien cloisonné.

     

     

    Thierry Quénum

  • Sébastien Boisseau

    Installé à Nantes où il co-dirige depuis 20 ans le label Yolk Records, Sébastien Boisseau est un contrebassiste de référence en Europe. C’est son oncle Damien Guffroy (Les Siècles, Orchestre des Champs Elysées) qui l’initie à l’instrument dès l’age de 6 ans par le mélange de la technique classique et du jazz. Le jeune contrebassiste sera très tôt repéré par JF Jenny-Clark et Daniel Humair, et c’est en 2000 qu’il reçoit le premier prix de soliste au concours national de la Défense à Paris. Aujourd’hui très actif sur la scène internationale, ses partenaires de jeu font partie des acteurs les plus créatifs du moment : Matthieu Donarier, Stéphan Oliva, John Hollenbeck, Samuel Blaser, Alban Darche, Sylvain Rifflet, Jim Black, Tom Rainey, Uri Caine, Jeff Ballard, Dejan Terzic, Louis Sclavis, Jon Irabagon, Gábor Gadó...

     

    Développant un jeu puissant et élégant, ses références sont ancrées dans le jazz quelque part entre Jean-François Jenny-Clark, Marc Johnson et Scott Lafaro. Trois grands maîtres et trois approches modernes de la fonction de bassiste équilibrant le jeu de soliste et l’élégance rythmique.

     

    Il compose pour quelques orchestres et pour le duo WOOD qu’il cultive depuis 2003 avec le saxophoniste Matthieu Donarier. En 2017, avec la coréenne E Joung Ju, ils fondent le groupe ManaM qui explore la fusion entre le geomungo (instrument ancestral coréen) et la contrebasse.

    Fidèle aux partenaires de la première heure (Darche, Badault, Donarier, Pommier…), il a collaboré et s'est produit avec de nombreuses figures du jazz : Daniel Humair, Joachim Kühn, Charlie Mariano, Marc Ducret, Martial Solal, Misha Mengelberg, Pat Metheny, Michel Portal, Eric Watson, Sylvie Courvoisier, Mark Feldman, Hans Lüdemann, Piotr Wojstasik, John Tchicai, Mikko Innanen, Kenny Werner, Simon Goubert, Ray Anderson, Pierre Dørge…

     

    En Belgique, il participe à l'aventure Mâäk's Spirit pendant 7 ans, aux côtes de Laurent Blondiau, Jozef Dumoulin, Eric Thielemans, Jean Yves Evrard, Jeroen Van Herzeele, Michel Massot, Jean 'popof' Chevallier et Sam Mary. La rencontre le guitariste Jean-Yves Evrard l’emmène vers d’autres approches d’une musique instantanée. Ensemble, ils s’aventurent pour 48 performances dans Bruxelles (« il n’y a pas de fraise en hiver »), dans les chansons de Daniel Hélin, dans le théâtre où il joue à ses côtés dans la pièce de l’auteur flamand Arne Sierens « De Pijnders », avec le collectif Mâäk’s Spirit au Mali ou en Afrique du Sud.

     

    En 2011, Sébastien Boisseau compose une musique pour le film muet de Teinosuke Kinugasa « Une page folle » (1926) qu’il interprète avec Lila Tamazit et Jean Chevalier au « festival de l’histoire de l’art » de Fontainebleau.

    Cette même année, avec Louis Sclavis et Jean-Paul Delore, ils créent « Langues et Lueurs » en 2011, un récital sur des textes d’auteurs francophone (Michaux, Sony Labou Tansi, Dieudonné Niangona, Charles Beaudelaire…).

    Tous ses projets actuels ont une forte dimension internationale et se produise dans de nombreux pays.

     

    Sébastien Boisseau a été artiste associé à la Halle aux Grains Scène Nationale de Blois, le 6PAR4 SMAC de LAVAL et au Petit faucheux de Tours, scène majeure dans le paysage du jazz français. Il a engagé la totalité de la structure dans un chantier ambitieux porté sur l’artistique, la médiation et l’ouverture vers d’autres modèles. Parmi les actions, il a invité de nombreux musicien(e)s à travailler en profondeur la question du lien avec le public et a développé le second volet de son projet « 1 salon 2 musiciens », des programmes courts en duo où l’hôte invite ses amis, ses voisins, pour une immersion en hyper-proximité dans la pratique de l’improvisation libre.

    Depuis 2017, il est impliqué dans le collectif Des Liens auprès de Dominique A auprès d'artistes, d'acteurs sociaux et de salles de concerts.

  • Christophe Marguet

     

     

    Né en 1965, il étudie avec Jacques Bonnardel, Michel Sardaby, Keith Copeland, vit de la musique dès l’âge de 20 ans et suit des stages avec notamment Kenny Barron, David Liebman, Richie Beirach et John Abercrombie.

     

    Il a par la suite joué avec de nombreux musiciens dont entre autres Barney Wilen, Alain Jean-Marie, Vincent Herring, Bud Shank, René Urtreger, Turk Mauro, Buddy de Franco, Ted Nash, Ted Curson, Don Sickler, Louis Smith, Wild « Bill »Davis Jr, Stephane Grappelli, Didier Levallet, Enrico Rava, François Corneloup, Richard Galliano, François Jeanneau, Paolo Fresu, Glenn Ferris, Marc Ducret, Joachim Kühn, Gian Luigi Trovesi, Louis Sclavis, Claude Barthélémy, Yves Robert, Christof Lauer, Michel Portal, Dominique Pifarély, Ricardo Del Fra, Mat Maneri, Herb Robertson, Boyan Z, Barry Guy, Paul Rogers, Kenny Wheeler, François Couturier, Larry Schneider, Joëlle Léandre, Anouar Brahem, Evan Parker, Roswell Rudd, Heinz Sauer, Jean-Charles Richard, John Tchicai, Ndr Big band (Hambourg), John Scofield, Joe Lovano….

     

    En 1993, il fonde son propre trio avec Sébastien Texier et Olivier Sens.

     

    Il s’est produit dans la plupart des grands festivals de Jazz en France et en Europe et a joué dans de nombreux pays étrangers en Asie, Amériques et Afrique.

     

    Il a participé à l’enregistrement de musique de films pour Bertrand Tavernier : Ça commence aujourd'hui, musique de Louis Sclavis et “Holy Lola”, musique d'Henri Texier.

     

    Au cours de sa carrière il reçoit plusieurs récompenses dont le 1er Prix d’orchestre et 1er Prix de composition en 1995 avec son trio “Résistance Poétique” (Sébastien Texier et Olivier Sens) au concours de Jazz de La Défense en 1995.

     

    Il reçoit aussi le “Django d'or” (Révélation Espoir Français) et le “Talents Jazz” (prix décerné par l’Adami) en 1998 pour son premier disque en trio “Résistance Poétique”.

     

    En 2004, il reçoit le grade de chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres et plus récemment plusieurs prix “Choc de l'année” (2008, 2012 et 2013) pour ses disques “Itrane”, “Pulsion” et “Looking for Parker”.

  • disque / livret

  • presse

     ”Un safari musical dans une jungle poétique que les quatre musiciens imaginent à partir des clichés en noir et blanc d’animaux captés dans leur habitat sauvage par l’objectif du photographe Nicolas Bruant.” Latins de Jazz "Le quartet Wild Beasts de Jean-Marc Foltz. Un concept attrayant (le clarinettiste compose - tout en finesse - à partir des photos de Nicolas Bruant sur la vie animalière en Afrique) ; une éxécution féline et volontaire ; un déroulement original (le duo vents-guitares renvoie la balle à la cheville fantastique basse-batterie). Tout nous a plu …” Bruno Pfeiffer - Le Blog Libération
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